Syndil ou le désir de vivre

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Syndil
Excaliburien

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MessageSujet: Syndil ou le désir de vivre   Sam 7 Jan 2012 - 17:27

Laissez-passer de Syndil

Je suis un nouvel arrivant à Camelot qui demande un laissez-passer.
Âge : Inconnu ; Localisation : Devant les portes de Camelot ; Anniversaire : Inconnu ;
Passions : Vivre.
Ici pour : Réapprendre à vivre.


J'ai trouvé une lettre ce matin, abandonnée, laissée pour compte sur la terre boueuse à la lisière de la forêt. Je n'ai pas pu me résoudre à la laisser seule, elle aussi.
Je n'arrivais pas à la lire totalement, mais mon regard portait toute son attention sur le nom, et surtout sur la ville. Comme si quelque chose voulait guider mon regard vers cela, la lumière c'était faite plus forte à cet endroit de la lettre. J'ai compris qu'il s'agissait d'un poème, certainement perdue à l'orée de la forêt par un messager. Je ne crois pas au destin.


Chapitre premier
L'abandon

Je ne vais pas faire long. Je n'aime pas la longueur, et n'aime pas parler de moi dans les détails.
Je suis né, je ne sais pas où, quand, ni comment. Mes ''parents'', ne m'en ont jamais parlé. Du moins, pour le peu de temps où je les ai connu. Je ne sais même pas si je savais parlé quand ils sont partis. C'est déjà loin, c'est du passé. Mes parents m'ont quitté quand je devais avoir un an, je pense. Peut-être deux, trois tout au plus. Je n'ai que des fragments de flou en mémoire. Le temps m'a tout arraché. La seul chose dont je me souviens, le seul fragment qui n'est pas encore flou, c'est celui qui représente ma douleur, et ma souffrance quand ils m'ont abandonné. Oui, abandonné. Ils m'ont fait sortir de la maison, enfin, si c'était bel et bien dans une maison que j'habitais. Ma mère m'a poussé brusquement, et là s'arrête le fragment. Enfin non, pas tout à fait, puisque je me souviens de cette infâme douleur qui m'a rongé, et que j'ai appris à combattre. J'étais trop jeune à l'époque, je pense. Je n'avais pas compris ce qui se passait, ou du moins, je ne m'en rappelle plus. Avec le temps, j'ai émis toutes les hypothèses possible, passant de la pure méchanceté, à l'acte désespérée d'une mère pour sauver son enfant.

Le souvenir suivant, remonte un long moment plus tard, j'étais perdu dans un petit village, je ne saurais dire où, et un chien est venu me lécher, m'enlevant un peu de la crasse qui s'était accumulé sur moi. Cela devait faire plusieurs lunes qu'on m'avait abandonné, mais rien n'est certain, la notion du temps qui passe n'est pas la même chez un enfant en bas-âge, particulièrement quand celui-ci ne connaît rien de lui. Ah si, je sais qu'à ce moment de ma mémoire, je savais parler. Comment ? Pourquoi ? Qui ? Où ? Aucune idée. Un homme armé s'est approché de moi, il me regardait méchamment, on aurait dit un monstre. Il a frappait ce pauvre chien, qui est partit aussi vite en boitillant. J'étais triste pour l'animal, c'était de ma faute si on lui avait fait du mal. L'homme s'est approché de moi et m'a grommelé quelque chose. Quoi ? Je ne sais pas. Et il est repartit, me laissant là, à nouveau seul. Je crois que je me suis endormi après, épuisé par la peur.

Quand je me réveille, je suis plus vieux. Je ne sais toujours pas qui je suis, comment je suis arrivé là, dans quel but, quel âge j'ai, quand je suis né, rien. Je cours, encore, dans un but incertain dans une rue. Il me semble que quelqu'un me suit. Un jeu ? Non, je me souviens avoir eu mal après, très mal. Cela, je ne risque pas de l'oublier, la marque sur mon bras est encore là pour me le rappeler. Je suis tombé, on m'a rattrapé, et traîné sur le sol jusque dans un bois à l'écart de la ville. On m'a torturé, même si je ne saurais plus décrire ce que j'ai subi, sauf pour cela. Je me souviens qu'une personne me posait des questions sur moi, pensant avoir attrapé un enfant d'un noble pour demander une rançon sûrement, c'est ce que je me dis maintenant. J'aurais dû inventer une histoire, il m'aurait certainement moins fait de mal. Oui ? Mais après ? Quand ils auraient découvert la vérité... Je serais certainement mort, et malgré tout, j'ai pris goût à l'envie de vivre.

Il me semble avoir avouer que je ne me souvenais de rien, que je ne savais plus qui j'étais. Il m'a menacé, il car je vois mal une femme faire du mal à un enfant, même si cela reste plausible. Il disait que je mentais. Je me suis débattu, et à ce moment précis, j'ai eu mal. Très mal. Il a seulement approché un couteau de cuisine de mon bras, ouvrant une très fine plaie, seulement la peau était touchée à ce moment-ci. Néanmoins, ça ne dura pas, il m'a menacé d'en faire plus. Et plus les menaces fusaient, plus je me débattais. Il s'est éloigné, et deux sont revenus. L'un d'eux a repris le couteau, et a continué le travail du premier sur mon bras. Après ça, c'est du noir.

À mon réveil, une famille se trouvait autour de moi, et une femme était en train de soigner mon bras. J'avais l'impression de ne plus rien sentir. J'avais presque espéré mourir. Un "il se réveille", et je me suis rendormi.

Plus tard, j'ai ouvert les yeux, une femme préoccupée parlait de quatre journées. J'en déduisais là le temps de mon "absence". Elle s'est précipitée vers moi, avec de l'eau, et de la nourriture. Je n'avais pas spécialement faim. Je m'étais bien habitué à ne pas manger, où à manger ce que je trouvais sur le sol quand il y avait quelque chose. La gorge sèche, j'acceptais volontiers l'eau. La famille ne semblait pas riche, et pourtant il m'avait recueilli. Je me dis encore que j'ai eu de la chance de tomber sur eux, et que c'est grâce à eux que je me bats pour vivre. Peu de temps après, un homme c'est approché de moi, et a commencé à me poser des questions, auquel je répondais presque systématiquement par un "je ne sais pas"...


Chapitre second
Le vol

On m'a donné un nom, Syndil. C'était le nom d'un enfant dans l'histoire préférée du fils de la famille. On a estimé mon âge entre six et onze ans. Je faisais déjà vieux, ce que j'avais pu éventuellement enduré n'aidant en rien les ravages du temps. Ils sont devenus mes parents adoptifs. Ils me considéraient comme un fils. Je les considérais comme mes parents, pendant un temps. J'ai vite compris que j'étais un poids qui s'était rajouté dans la famille. Ils n'avaient que peu d'argent, et une nouvelle bouche à nourrir coûtait cher, surtout pour le peu d'aide que j'étais apte à apporter. Je me sentais inutile, je peinais à utiliser mon bras pour aider mon ''père'' dans les travaux aux champs.

Les fragments sont clairs sur cette période, mais je préfère passer les détails mélo-dramatiques, ou dramatiquement mélancoliques, je ne sais pas.

Près de deux ans après qu'ils m'aient recueilli, je me suis perdu dans petite clairière, alors que je vagabondais, à la recherche de quelque chose à voler. Je n'étais certes pas un maître dans l'art du vol, mais mes capacités à crocheter une serrure étaient plutôt convaincantes. Mes petites mains me manquent à ce niveau là. Enfin, j'étais seul, il faisait nuit. Le cadre d'un vol idéal, si je n'avais pas eu l'intelligence de vouloir avoir une vue ''d'ensemble''. Je me suis retrouvé dans un cercle épineux, des roses. Des roses bleues poussaient un peu partout. C'était magnifique, presque magique. Enchanteur même. Je n'en croyais pas mes yeux, c'était plus beau que ce que je n'aurais jamais pu imaginer. La lune n'était pas très présente dans le ciel, mais les rayons qui perçaient les différents nuages, et qui réussissaient à atteindre les fleurs, donnaient une atmosphère mystique à la scène. Les pétales brillaient sous la couche de lumière bleutée. Le vent les secouait fébrilement, comme s'il avait peur des les casser. Si la mère nature pouvait avoir un visage et existait, j'aurais juré que c'était elle qui se tenait face à moi.

Pourtant, j'ai souillé l'endroit, d'une main corrompue, j'ai coupé une rose. Comme si cela avait perturber le charme de la scène, la lumière se fit plus discrète. Certainement l'imagination d'un enfant à ce moment-là. J'admirais la rose que je faisais tourner entre mes mains. Des petites gouttelettes sur les pétales, comme si elle pleurait. Comme si on lui avait arraché la vie. Elle me semblait parfaite, idéale. Symbole de pureté, dit-on. J'ai décidé alors de m'en servir à des fins moins glorieuse.

J'ai continué d'avancer dans la clairière, ma rose toujours en main. J'avais envie d'adrénaline. De ressentir l'excitation d'un vol. Je me suis mis à courir, je trébuchais, et reprenait systématiquement ma course folle. Les joies d'une enfance retrouvée.


Chapitre troisième
La fuite


En cours ~~
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Stuckdrun
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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Sam 7 Jan 2012 - 18:32

Bienvenue, Syndil ! Ce que tu as écrit est déjà fort original, et j'ai hâte de pouvoir en vivre plus. J'espère que tu te plairas parmi nous. *-*


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Xander-Éole
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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Sam 7 Jan 2012 - 19:06

Bienvenue !

Étrange... qui est donc ce Hows qui a écrit cette si jolie lettre ? Il faudra que nous le remercions d'avoir apporter un nouveau visiteur ?
J'espère en tout cas que tu retrouveras la vie parmi nous, quoi que tu cherches ici. ^^


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Syndil
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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Sam 7 Jan 2012 - 19:45

Merci à vous deux.
J'espère vous satisfaire avec cette histoire que j'essaierai de raccourcir un maximum pour éviter de faire top long.
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Stuckdrun
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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Sam 7 Jan 2012 - 20:38

Ne t'inquiète pas, la longueur ne nous effraie pas... ^^


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Hieronyma
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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Sam 7 Jan 2012 - 20:43

De même que Stuckie, j'aime beaucoup la forme, très originale.
Et ne t'inquiète pas trop pour la longueur ; tant que la qualité est au rendez-vous (ce qui a l'air d'être le cas pour le moment), nous sommes prêtes à lire des pavés *-*

Bienvenue, donc, mystérieuse Syndil !


"Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini."

Baudelaire, Petits poèmes en prose (1862).

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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Dim 8 Jan 2012 - 0:22

Bienvenue dans le royaume Wink
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Syndil
Excaliburien

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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Dim 8 Jan 2012 - 9:31

Syndil a écrit:
Je suis né
Hieronyma a écrit:
mystérieuse

N'y aurait-il pas quelque chose qui cloche entre les deux phrases que je viens de citer ?

Sinon, merci de votre accueil !
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Hieronyma
Princesse Peste

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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Dim 8 Jan 2012 - 10:16

Oups, excuse-moi. Je suis tellement habituée à voir certaines filles prendre des voix d'hommes sur des forums... (Je ne vise personne ici présent bien évidemment *tousse*)
Je suis stupide, en plus, ta façon de t'exprimer est assez masculine >.> (Bien qu'à nouveau, celui ne veule rien dire - n'est-ce pas, Stuckdrun ? Very Happy)

Breeef. Re-bienvenue, mystérieux Syndil !


"Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini."

Baudelaire, Petits poèmes en prose (1862).

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Syndil
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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Dim 8 Jan 2012 - 10:22

Et là je te dis que je te faisais marcher, que je suis une fille, mais que mon personnage est un homme, ça donne quoi ? Razz

Non, sinon je suis bien un homme, et je fais très bien la fille quand j'écris avec un personnage féminin. Je m'abstiendrais en tout cas.

Et ne t'inquiète pas, je te faisais marcher, en plus Syndil est un nom mixte, qui sonne plutôt féminin, je comprends.
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Xander-Éole
Le Conteur.

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MessageSujet: Re: Syndil ou le désir de vivre   Dim 8 Jan 2012 - 21:21

Non, je te rassure, tu fais très masculin. Pour ma part, je trouvais que Syndil était plutôt masculin... mais peut-être me trompé-je ?


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